Paroles de chansons

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Gérard Manset - Dans mon berceau jentends paroles lyrics

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Dans mon berceau j'entends

Dans mon berceau, j’entends
J’entends chanter le vent
Comme un petit enfant
On lui donne la main
On lui montre les choses
Tout habillé de rose
Et de satin blanc
Et de satin blanc
 
Dans mon berceau, j’entends
J’entends chanter le vent
Dans le fond de mon rêve
Comme un bouton-d’or
Qui n’a que le soleil
Qui n’a que le soleil
Et le bruit des arbres
Et le bruit des arbres
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
 
Comme un petit enfant
On lui donne la main
On lui montre les choses
Tout habillé de rose
Et de satin blanc
 
J’entends chanter le vent
Dans le fond de mon rêve
Comme un bouton-d’or
Qui n’a que le soleil
Qui n’a que le soleil
Et le vert des arbres
Et le vert des arbres
Et le bruit des feuilles
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
Et le chant de la vie
 

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Plus de paroles

Dance me

The place is dark, the smell of pot
Strikes me so hard, I spot the bar
I need a drink, some cheap romance
Well, here’s my chance, fancy a dance?
I want you - I want you to touch me, to love me tonight
I want you - I want you to kiss me, to teach me
 
Who you are, I don’t think we spoke so far
What you need, it looks like you could use a treat
 
Dance me, make this an easy night
Move like you do, hold me tight
Will you dance me, make this an easy night?
Move like you do, hold me tight
 
We kiss in fumes, the bodies heat
So glad we meet, I love this beat
Your friends will go but you will stay
That’s what you say, you lean my way
I want you - I want you to use me, seduce me tonight
I want you - I want you to trick me, believe me
 
Dance me, make this an easy night
Move like you do, hold me tight
Will you dance me, make this an easy night?
Move like you do, hold me tight
 

N.E.G.R.A. (Français)

Dans un monde qui tourne plus lentement que ses habitants,
Cecile, Rafè.
Chante !
 
Si tu retires tes œillères,
t’élargis ton regard,
le monstre est en toi et pas devant toi.
Si tu retires tes œillères,
t’élargis ton regard.
Quelque chose en moi te fait trop peur.
 
À toi qui regarde ma couleur, comme si je suis rien,
à la maman qui me voit et qui serre contre elle ses enfants,
à ceux qui à la crèche me posent des questions bizarres,
comme par exemple de quelle couleur était mon sang.
 
À ceux qui commentent en cachette et croient que j’entends pas.
« J’ai rien contre elle mais elle est trop différente. »
À ceux qui ont une Barbie de couleur des années 1960,1
qui a tout le temps des gestes en 1980.
Il y [en] a qui vantent des idéaux où nègres et homosexuels
sont tous indifféremment égaux.
C’est-à-dire différent et donc à traiter différemment par rapport aux normes, ça fait peur.
Je ferme les yeux, la bouche dans la nuit sombre
et t’as peur parce que je suis trop en ombre (trop en ombre).
Tu me considères seulement pour une aventure,
tu ne considères pas ma nature.
 
Parce que je suis negra, negra, negra
mais quand tu me vois nue, nue, nue,
alors c’est pas comme si je suis negra, negra negra,
mais quand tu me vois nue, nue,
là, tu t’en fiches.
Negra, negra, negra
mais quand tu me vois nue, nue, nue,
alors c’est pas comme si je suis negra, negra negra
mais quand tu me vois nue, nue, nue,
là, tu t’en fous.
 
Si tu retires tes œillères,
t’élargis ton regard,
le monstre est en toi et pas devant toi.
Si tu retires tes œillères,
t’élargis ton regard.
Quelque chose en moi te fait trop peur.
 
Tu m’invites à dîner mais seulement si tu payes.
À l’arrêt de bus, je te souris et tu t’en fous bien.
Une vie passée à lutter contre ces gens,
même Harry Potter ne gagne [pas] ces gens-là
L’ignorance pleine d’arrogance, c’est l’apparence qui compte
mais au fond de tout, c’est le sens qui manque.
Combien d’indifférence et dans ma chambre je pleure, tu penses
(T’occupe pas de negra, quand elle est triste, elle danse.)
Trop clichés délétères, encore plus triste que des cimetières.
Hier, j’étais comme elle, je croyais aux désirs.
Je sentais déjà des menaces2 réelles et graves, c’était toujours toi.
Tu parles de Balotelli.
Tu parles de bouh...
 
Parce que je suis negra, negra, negra
mais quand tu me vois nue, nue, nue,
alors c’est pas comme si je suis negra, negra negra,
mais quand tu me vois nue, nue,
là, tu t’en fiches.
Negra, negra, negra
mais quand tu me vois nue, nue, nue,
alors c’est pas comme si je suis negra, negra negra
mais quand tu me vois nue, nue, nue,
là, tu t’en fous.
Negra, negra, negra
Nue, nue, nue
Negra, negra, negra
mais quand tu me vois nue, nue,
là, tu t’en fous.
 
  • 1. La chanteuse ne prononce pas bien ce dernier mot.
  • 2. Non certain.

LGBTQ

LGBTQI
LGBTQI
LGBTQI
 
A hey! hey!
 
Fabulous kids today
They're all being who they were born to be
In every creed and race
Religion and society
Right across the world redefining how we wanna live
In our communities
Watching archaic laws relegated to history
Raise a glass to the ones who paved the way
And opened up the doors
Tip a cap to the ones who sacrified and fought
For this generation of freedom
For a better world for you and me
But don't forget the scores
The ones who came before us in our history
 
LGBTQI
A hey! hey!
 
All these religious bigots and governments still in denial
Lost in the past stuck battling against the tide
Your days are numbered, your ways and views are dying
You're gonna lose with your dumb ignorant war
So give up the fight
Raise a glass to the ones who came before and broke down the walls
Tip a cap to the past, to the ones who sacrified and fought
For this generation of freedom
For a better world for you and me
But don't forget the scores
The ones who came before us in our history
Sing a song for the ones who gave it all
Gave their lives to their cause
Hey! Hey!
To give you and me the ability to scream our voice
A new generation of freedom rises up!
 
Slowly words break through, walls break down
And laws are changed
And then we raise the roof
It's time to celebrate until some idiot says
Haven't they got all their rights now!?
What are they still fighting for!?
But we can never desist 'til injustice and prejudice exiwt no more!
Raise a glass to the ones who paved the way
And opened up the doors
Tip a cap our past, to the ones who sacrified and fought
For this generation of freedom
For a better world for you and me
We won't forget the scores, the ones who came before us in our history
A new generation of freedom rises up!
Raise your voice! Raise your voice! Raise your voice!
Oh and with this privilege I feel responsibility
Hey! Hey!
To live my life out, proud and happy
Raise your voice!
And I thank the countless faces who made this all possible for me
For never giving in
 
LGBTQI
A hey! hey!
 

La Chanson du Mal-aimé

à Paul Léautaud.

      Et je chantais cette romance
      En 1903 sans savoir
      Que mon amour à la semblance
      Du beau Phénix s'il meurt un soir
      Le matin voit sa renaissance.

Un soir de demi-brume à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu'il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte

Je suivis ce mauvais garçon
Qui sifflotait mains dans les poches
Nous semblions entre les maisons
Onde ouverte de la Mer Rouge
Lui les Hébreux moi Pharaon

Oue tombent ces vagues de briques
Si tu ne fus pas bien aimée
Je suis le souverain d'Égypte
Sa soeur-épouse son armée
Si tu n'es pas l'amour unique

Au tournant d'une rue brûlant
De tous les feux de ses façades
Plaies du brouillard sanguinolent
Où se lamentaient les façades
Une femme lui ressemblant

C'était son regard d'inhumaine
La cicatrice à son cou nu
Sortit saoule d'une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l'amour même

Lorsqu'il fut de retour enfin
Dans sa patrie le sage Ulysse
Son vieux chien de lui se souvint
Près d'un tapis de haute lisse
Sa femme attendait qu'il revînt

L'époux royal de Sacontale
Las de vaincre se réjouit
Quand il la retrouva plus pâle
D'attente et d'amour yeux pâlis
Caressant sa gazelle mâle

J'ai pensé à ces rois heureux
Lorsque le faux amour et celle
Dont je suis encore amoureux
Heurtant leurs ombres infidèles
Me rendirent si malheureux

Regrets sur quoi l'enfer se fonde
Qu'un ciel d'oubli s'ouvre à mes voeux
Pour son baiser les rois du monde
Seraient morts les pauvres fameux
Pour elle eussent vendu leur ombre

J'ai hiverné dans mon passé
Revienne le soleil de Pâques
Pour chauffer un coeur plus glacé
Que les quarante de Sébaste
Moins que ma vie martyrisés

Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir

Adieu faux amour confondu
Avec la femme qui s'éloigne
Avec celle que j'ai perdue
L'année dernière en Allemagne
Et que je ne reverrai plus

Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses

Je me souviens d'une autre année
C'était l'aube d'un jour d'avril
J'ai chanté ma joie bien-aimée
Chanté l'amour à voix virile
Au moment d'amour de l'année

- AUBADE -
CHANTÉE A LÆTARE, UN AN PASSÉ

C'est le printemps viens-t'en Pâquette
Te promener au bois joli
Les poules dans la cour caquètent
L'aube au ciel fait de roses plis
L'amour chemine à ta conquête

Mars et Vénus sont revenus
Ils s'embrassent à bouches folles
Devant des sites ingénus
Où sous les roses qui feuillolent
De beaux dieux roses dansent nus

Viens ma tendresse est la régente
De la floraison qui paraît
La nature est belle et touchante
Pan sifflote dans la forêt
Les grenouilles humides chantent

- -

Beaucoup de ces dieux ont péri
C'est sur eux que pleurent les saules
Le grand Pan l'amour Jésus-Christ
Sont bien morts et les chats miaulent
Dans la cour je pleure à Paris

Moi qui sais des lais pour les reines
Les complaintes de mes années
Des hymnes d'esclave aux murènes
La romance du mal aimé
Et des chansons pour les sirènes

L'amour est mort j'en suis tremblant
J'adore de belles idoles
Les souvenirs lui ressemblant
Comme la femme de Mausole
Je reste fidèle et dolent

Je suis fidèle comme un dogue
Au maître le lierre au tronc
Et les Cosaques Zaporogues
Ivrognes pieux et larrons
Aux steppes et au décalogue

Portez comme un joug le Croissant
Qu'interrogent les astrologues
Je suis le Sultan tout-puissant
O mes Cosaques Zaporogues
Votre Seigneur éblouissant

Devenez mes sujets fidèles
Leur avait écrit le Sultan
Ils rirent à cette nouvelle
Et répondirent à l'instant
A la lueur d'une chandelle

- RÉPONSE DES COSAQUES ZAPOROGUES
AU SULTAN DE CONSTANTINOPLE -

Plus criminel que Barrabas
Cornu comme les mauvais anges
Quel Belzébuth es-tu là-bas
Nourri d'immondice et de fange
Nous n'irons pas à tes sabbats

Poisson pourri de Salonique
Long collier des sommeils affreux
D'yeux arrachés à coup de pique
Ta mère fit un pet foireux
Et tu naquis de sa colique

Bourreau de Podolie Amant
Des plaies des ulcères des croûtes
Groin de cochon cul de jument
Tes richesses garde-les toutes
Pour payer tes médicaments

- -

Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses

Regret des yeux de la putain
Et belle comme une panthère
Amour vos baisers florentins
Avaient une saveur amère
Qui a rebuté nos destins

Ses regards laissaient une traîne
D'étoiles dans les soirs tremblants
Dans ses yeux nageaient les sirènes
Et nos baisers mordus sanglants
Faisaient pleurer nos fées marraines

Mais en vérité je l'attends
Avec mon coeur avec mon âme
Et sur le pont des Reviens-t'en
Si jamais revient cette femme
Je lui dirai Je suis content

Mon coeur et ma tête se vident
Tout le ciel s'écoule par eux
O mes tonneaux des Danaïdes
Comment faire pour être heureux
Comme un petit enfant candide

Je ne veux jamais l'oublier
Ma colombe ma blanche rade
O marguerite exfoliée
Mon île au loin ma Désirade
Ma rose mon giroflier

Les satyres et les pyraustes
Les égypans les feux follets
Et les destins damnés ou faustes
La corde au cou comme à Calais
Sur ma douleur quel holocauste

Douleur qui doubles les destins
La licorne et le capricorne
Mon âme et mon corps incertain
Te fuient ô bûcher divin qu'ornent
Des astres des fleurs du matin

Malheur dieu pâle aux yeux d'ivoire
Tes prêtres fous t'ont-ils paré
Tes victimes en robe noire
Ont-elles vainement pleuré
Malheur dieu qu il ne faut pas croire

Et toi qui me suis en rampant
Dieu de mes dieux morts en automne
Tu mesures combien d'empans
J'ai droit que la terre me donne
O mon ombre ô mon vieux serpent

Au soleil parce que tu l'aimes
Je t'ai menée souviens-t'en bien
Ténébreuse épouse que j'aime
Tu es à moi en n'étant rien
O mon ombre en deuil de moi-même

L'hiver est mort tout enneigé
On a brûlé les ruches blanches
Dans les jardins et les vergers
Les oiseaux chantent sur les branches,
Le printemps clair l'avril léger

Mort d'immortels argyraspides
La neige aux boucliers d'argent
Fuit les dendrophores livides
Du printemps cher aux pauvres gens
Qui resourient les yeux humides

Et moi j'ai le coeur aussi gros
Qu'un cuI de dame damascène
O mon amour je t'aimais trop
Et maintenant j'ai trop de peine
Les sept épées hors du fourreau

Sept épées de mélancolie
Sans morfil ô claires douleurs
Sont dans ton coeur et la folie
Veut raisonner pour mon malheur
Comment voulez-vous que j'oublie

- LES SEPT ÉPEES -

La première est toute d'argent
Et son nom tremblant c'est Pâline
Sa lame un ciel d'hiver neigeant
Son destin sanglant gibeline
Vulcain mourut en la forgeant

La seconde nommée Noubosse
Est un bel arc-en-ciel joyeux
Les dieux s'en servent à leurs noces
Elle a tué trente Bé-Rieux
Et fut douée par Carabosse

La troisième bleu féminin
N'en est pas moins un chibriape
Appelé Lul de Faltenin
Et que porte sur une nappe
L'Hermès Ernest devenu nain

La quatrième Malourène
Est un fleuve vert et doré
C'est le soir quand les riveraines
Y baignent leurs corps adorés
Et des chants de rameurs s'y trainent

La cinquième Sainte-Fabeau
C'est la plus belle des quenouilles
C'est un cyprès sur un tombeau
Où les quatre vents s'agenouillent
Et chaque nuit c'est un flambeau

La Sixième métal de gloire
C'est l'ami aux si douces mains
Dont chaque matin nous sépare
Adieu voilà votre chemin
Les coqs s'épuisaient en fanfares

Et la septième s'exténue
Une femme une rose morte
Merci que le dernier venu
Sur mon amour ferme la porte
Je ne vous ai jamais connue

- -

Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses

Les démons du hasard selon
Le chant du firmament nous mènent
A sons perdus leurs violons
Font danser notre race humaine
Sur la descente à reculons

Destins destins impénétrables
Rois secoués par la folie
Et ces grelottantes étoiles
De fausses femmes dans vos lits
Aux déserts que l'histoire accable

Luitpold le vieux prince régent
Tuteur de deux royautés folles
Sanglote-t-il en y songeant
Quand vacillent les lucioles
Mouches dorées de la Saint-Jean

Près d'un château sans châtelaine
La barque aux barcarols chantants
Sur un lac blanc et sous l'haleine
Des vents qui tremblent au printemps
Voguait cygne mourant sirène

Un jour le roi dans l'eau d'argent
Se noya puis la bouche ouverte
Il s'en revint en surnageant
Sur la rive dormir inerte
Face tournée au ciel changeant

Juin ton soleil ardente lyre
Brûle mes doigts endoloris
Triste et mélodieux délire
J'erre à travers mon beau Paris
Sans avoir le coeur d'y mourir

Les dimanches s'y éternisent
Et les orgues de Barbarie
Y sanglotent dans les cours grises
Les fleurs aux balcons de Paris
Penchent comme la tour de Pise

Soirs de Paris ivres du gin
Flambant de l'électricité
Les tramways feux verts sur l'échine
Musiquent au long des portées
De rails leur folie de machines

Les cafés gonflés de fumée
Crient tout l'amour de leurs tziganes
De tous leurs siphons enrhumés
De leurs garçons vêtus d'un pagne
Vers toi toi que j'ai tant aimée

Moi qui sais des lais pour les reines
Les complaintes de mes années
Des hymnes d'esclave aux murènes
La romance du mal aimé
Et des chansons pour les sirènes